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Le 19/02/2008 de 21h00 à 23h00
Théâtre : Opéra de Maldoror

Théâtre (Spectacle à partir de 15 ans)

Tarifs : plein : 9€ / réduit : 3€

Organisé par la Commission Culture Municipale

 

Mise en scène de Jean-Louis Manceau d’aprés Lautréamont

Avec Jean-Louis Manceau, Dominique Prunier

Musique de André Fertier et Joël Grare

Eclairage de Francis Ferrié

Costumes d’Isabelle Piquepaille, Adeline Ziliox et Esther Prat

 

Isidore Ducasse, plus connu sous le nom du comte Lautréamont. Né en Uruguay en 1846, à Montevideo, de parents immigrés originaires de Bazet et de Sarniguet, Isidore Ducasse est revenu à Tarbes à l’âge de 13 ans et fait ses études pendant six ans au Lycée impérial, aujourd’hui Théophile-Gautier.

Cet auteur mort à l’âge de 24 ans en 1870 est qualifié d’« étoile filante » pour n’avoir écrit qu’une seule œuvre, « Les Chants de Maldoror ». Dépeinte comme « la plus sulfureuse et provocatrice de la littérature française », elle a traversé tous les temps, est considérée comme une des œuvres fondatrices de la littérature contemporaine et du surréalisme, et est mondialement connue.

Maldoror incarne la révolte adolescente et la victoire de l’imaginaire sur le réel. Il est difficile de ne pas être pris de vertige à la lecture des Chants, dans ce monde en perpétuelle mouvance. On ne peut en dissocier le fond et la forme, le récit et le style et certaines pages font penser aux toiles les plus hallucinantes de Jérôme Bosch. Mais la révolte est dérisoire et Lautréamont use aussi de tous les procédés de distanciation pour se nier lui-même. Une veine bouffonne, qui contraste avec le « soleil noir » du satanisme apparent, traverse l’œuvre : parodie du naturalisme ou du romantisme le plus échevelé, lieux communs, apostrophes moqueuses au lecteur, ironie sarcastique... Toutes les formes d’humour sont réunies et marquent le mépris de l’auteur pour ce qu’il raconte. Capable des plus beaux poèmes, il en ricane et force le lecteur à en rire avec lui. C’est l’adolescent qui prend une revanche sur la misère humaine du siècle, en devenant le héros d’un conte où s’effacent les barrières qui emprisonnent l’homme. Dans le jeu, tout est permis : ardente ferveur, joyeuse férocité et métamorphose. On ne sait quelle aurait pu être son œuvre s’il avait vécu mais le rire de Maldoror fait voler en éclats les grands sentiments et leur vaine expression, l’art.

Cette œuvre unique est le support de l’« Opéra de Maldoror », créé au Pari de Tarbes à l’initiative de l’Équipe de réalisation et de la Smac la Gespe. « Nous avons voulu en faire un spectacle intégral avec 5 grands textes de Maldoror, voix, théâtre et musique, nous rapprochant d’un slam-opéra », précise Jean-Louis Manceau, metteur en scène et comédien. Sur scène, il sera accompagné de Dominique Prunier, que l’on a pu voir dans « Les 3 Mousquetaires » à Gavarnie, en 2006. La création musicale revient à André Fertier et Joël Grare.

 

 

 



Lieu : Vic en Bigorre - Centre Multimédia

Liens internet:

Contact : François Dintrans riffmania@hotmail.fr

Tel portable : 06.89.84.65.05

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